août
23
2011

Financez facilement de bonnes études pour vos enfants


Nous rêvons tous pour nos enfants du meilleur avenir possible. Mais comment être certain qu’ils pourront suivre la voie et les études qu’ils auront choisies ? Le coût de certaines études peut être très élevé. Vous devez avoir prévu très tôt cet investissement afin que le coût ne soit un problème pour aucun de vos enfants. Les intérêts composés sur du long terme, 18 ans si vous débutez à la naissance de votre enfant, vous permettent d’obtenir une somme intéressante sans trop investir chaque mois. A la naissance de notre petite Margaux, j’ai étudié la question. Voici le résultat de mes réflexions.

Quel placement pour les études de vos enfants ?

Vu la durée longue du placement, choisir un placement sécurisé comme le livret A, qui rapporte peu malgré la récente hausse de son taux, serait un mauvais choix. Il vaut mieux choisir, de mon point de vue, au minimum une assurance-vie en euros par exemple. Voyons grâce à un rapide calcul où vous mènent les différentes possibilités qui s’offrent à vous.

Si vous versez 100 euros par mois automatiquement pendant 18 ans, sur un fonds en euros avec un taux de rendement de 4% par an, vous disposerez au final de 31 235 euros pour financer les études de votre enfant. Vous aurez versé 21 600 euros sans vous en rendre compte. L’idée est de procéder de même pour chacun de vos enfants. Intéressant non ?

Avec 31 235 euros, vous aurez déjà de quoi voir venir pour financer les études de votre enfant. Ce ne sera peut-être pas suffisant dans le cas des écoles les plus chères mais dans la majorité des cas vous devriez pouvoir financer les frais d’inscription et une partie du logement si besoin. Et s’ils ne font pas d’études, cette somme sera toujours la bienvenue pour d’autres projets.

Si vous envisagez que votre enfant aille dans une école dont les frais soient très élevés (des études aux Etats-Unis par exemple) et que ce montant de 31 235 euros vous paraisse faible, vous pouvez investir vos 100 euros mensuels sur des actions via des fonds dans un premier temps, avant de les sécuriser lorsque l’échéance approche.

Imaginons que votre placement vous rapporte 10% par an pendant les 13 premières années puis que vous le placiez sur un fonds en euros à 4% pendant les 5 dernières années en restant sur la même assurance-vie (pour simplifier les calculs, juste pour avoir un ordre d’idée). Au bout de 13 années, vos 100 euros par mois à 10% représentent 30 653 euros. Après 5 années à 4%, avec votre versement de 100 euros par mois qui continue, vous disposez au final de 43 813 euros. Deux fois plus que la somme de vos versements !

A priori il n’y a pas photo : vous feriez mieux de prendre des risques (faibles en réalité sur une durée aussi longue) pour gagner plus. Placer pour les études de vos enfants pourrait même être le projet idéal pour débuter dans l’achat de fonds en unité de compte (si ce n’est déjà fait) car vous êtes sûrs et certains de ne pas avoir besoin de cet argent avant longtemps.

A quel nom effectuer votre placement ?

C’est décidé, vous allez ouvrir une assurance-vie (ou un PEA par exemple) pour financer les études de vos enfants. Mais vaut-il mieux l’ouvrir à votre nom ou à celui de vos enfants ? Quelles clauses bénéficiaires écrire dans le contrat ? A quoi devez-vous faire attention afin de ne pas vous retrouver piègés dans 18 ans ?

L’avantage d’ouvrir des placements pour les études de vos enfants à votre nom est que vous restez maîtres des sommes qui sont disponibles sur le compte. Qui peut savoir ce qui se passera dans 18 ans ? Des changements peuvent intervenir dans votre famille et votre projet d’ici là peut être modifié. Tant que le contrat est à votre nom, vous restez maître de ce qu’il advient des sommes placées dessus.

L’avantage d’ouvrir ces placements au nom de vos enfants, c’est que l’argent qui est placé dessus est non saisissable. Vous pouvez lancer une entreprise et malheureusement devoir mettre la clef sous la porte, les sommes investies pour vos enfants ne pourront vous être reprises. Autre avantage, comme c’est un compte pour votre enfant, votre entourage pourra plus facilement déposer de l’argent dessus, à l’occasion d’un anniversaire par exemple, en étant certains que les sommes seront utilisées pour leur études.

Justement comment vous assurer de l’utilisation des sommes qui seront disponibles dans 18 ans ? Vous devez faire très attention à la rédaction de la clause bénéficiaire. Vous feriez mieux de passer un long moment à sa rédaction plutôt que de voir vos efforts s’envoler dans 18 ans. Vous devez nommer l’enfant concerné par cet investissement, le cadre dans lequel cet argent peut lui être versé (pour quels projets), mais aussi qui recevra cet argent à défaut, voire qui le gèrera si vous décédez avant la fin du contrat.

Qu’avez-vous prévu pour financer les études de vos enfants ? Quelle stratégie d’investissement avez-vous suivie ? Quels produits recommanderiez-vous ? Quelle clause bénéficiaire précise conseilleriez-vous de placer sur le contrat ?

Crédit photo : kissabug

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- 4 étapes simples pour financer les études de vos enfants

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11 Commentaires

  • Très bon article.

    Personnellement dans le cadre de mon activité, je conseille à mes clients de mettre ce placement à leur noms.
    En effet comme tu le dis justement, on ne peux pas savoir ce qu’il se passera dans les 18 années à venir.
    Donc au pire si il y a un problème, cet argent reste disponible.

    • Merci Guillaume pour ton commentaire.
      Est-ce-qu’à ta connaissance le seul inconvénient d’ouvrir ce placement à son nom serait une éventuelle saisie des sommes présentes dessus ?

  • article de bon sens ^^ (comme d’habitude)
    épargner tous les mois c’est la solution la plus simple et la plus souple
    vous pouvez également investir dans des scpi avec levier d’emprunt, mais c’est plus contraignant
    pour ouvrir une assurance vie au nom d’un mineur, la clause bénéficiaire est très encadrée donc renseignez-vous d’abord auprès de votre conseiller financier ou de votre compagnie d’assurance

    • Merci Jean-Luc pour ton commentaire !
      Pourrais-tu nous dire deux ou trois mots sur les SCPI avec levier d’emprunt ? En quoi est-ce-que cela consiste et pourquoi l’utiliser pour financer les études de nos enfants ?
      Concernant la rédaction de la clause bénéficiaire, le sujet est important et mérite un prochain article à lui tout seul. ;-)

      • les Scpi de rendement sont propriétaires sans dette de bureaux ou/et de murs de commerces qu’elles louent. Elles perçoivent donc des loyers qu’elles reversent nettes de tous frais aux porteurs de part. En 2011 le rendement est de 5,40% environ, plus ou moins selon les scpi, et les revenus sont versés chaque trimestre.
        Il est possible d’emprunter pour les acheter, auquel cas les loyers perçus paient une partie de l’emprunt.
        Cela revient finalement à un investissement immobilier locatif classique, mais avec un rendement attractif (5,40% net équivaut à 7-8% bruts)
        En empruntant sur 18 ans par exemple, cela permet de constituer un patrimoine intéressant.

        C’est toutefois plus contraignant qu’une épargne régulière sur l’assurance vie, mais si la part augmente par exemple de 2% par an, le levier rend l’opération plus intéressante

        • Merci Jean-Luc pour ces précisions intéressantes.
          Effectivement le rendement est attractif.
          Un rendement similaire a-t-il été observé ces 15 ou 20 dernières années ?
          Ou l’investisseur doit-il s’attendre à des fluctuations importantes ?

  • Bonjour,

    Voilà un sujet qui intéresse beaucoup de parents, en ce qui me concerne j’ai ouvert une assurance vie au 3 ans de mon premier fils. J’ai commencé à y placer 30€ puis maintenant 50€ par mois. Je pense qu’il faut commencer tôt, peu importe la somme, mais une fois mis en place un petit capital se forme. Je compte bien augmenter cette somme dès que ce sera possible.
    Quand à la close bénéficiaire, j’ai préféré la mettre à mon nom, de manière à rester maitre de cet épargne.

    • Merci Arnaud pour ce retour d’expérience concret.

      Comme pour toute nouvelle et bonne habitude, l’important est effectivement de faire un premier pas, de commencer. Aussi modeste soit ce premier pas, il vous encourage à faire le second (placer un peu plus) quand vous voyez les résultats déjà obtenus.

  • Merci pour cet article qui apporte un éclairage très intéressant alors que je penche sur ce sujet pour mon bébé de 4 mois ( eh oui, il parait qu’il faut s’y prendre de tôt ;) ). Je compte tester l’assurance vie qui est un support que je n’utilise pas jusqu’à maintenant, mais je note la subtilité de l’ouvrir à mon nom pour éviter des déconvenues. En bref, pas d’expérience à partager mais je suis conforté dans mes choix.

  • [...] du blog PlusRiche.fr, vous donne un cas concret : financer les études supérieures de votre enfant. Il prend l’exemple d’un versement mensuel de 100€, correctement placé et géré, [...]

  • J’ai écrit, le mois dernier, un article sur l’intérêt, entre autre, de commencer à placer dès aujourd’hui des petits montants, ne serait ce que sur les livrets A et LDD. J’y parle aussi de l’intérêt de faire attention à ces petites dépenses du quotidien, et ainsi économiser 5€/jour en moyenne, soit 150€/mois : les 100€ dont tu parles sont tout trouvés !

    Ton article, complet, est un exemple concret de cette pratique. J’ai d’ailleurs ajouté un lien de mon article vers le tien.

    Concernant du nom utilisé pour ouvrir le placement, il est sur que l’ouvrir au nom des parents présente des avantages.

    Par contre, l’ouvrir au nom de l’enfant présente l’intérêt supplémentaire de protéger ces fonds des parents eux-mêmes ! C’est un peu triste à dire, mais j’ai vu ça dans ma famille : suite au divorce des parents, le père a gardé les comptes, qui était à son nom, la mère ne s’en est préoccupé que plus tard … quand les comptes avaient été vidés et clôturés par le père pour son usage personnel.

    Moche mais véridique !

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