nov
29
2010

5 investissements pour baisser vos impôts en 2011


Comme chaque année, les dernières semaines de l’année sont l’occasion pour la presse spécialisée de vous parler des réductions d’impôts. Le message est toujours le même : « Pour en bénéficier, vous avez jusque fin décembre : dépêchez-vous ! ». Soit. Mais dans toute l’offre disponible, quels produits de défiscalisation sont vraiment intéressants ? N’est-il pas trop tard aujourd’hui ? Sur quels critères vous décider ? Voici mon analyse sur ce que j’ai lu et entendu ces derniers jours concernant les réductions d’impôts.

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1. Les investissements immobliers locatifs Scellier ou Malraux

Pour résumer, un investissement de ce type vous permet de vous constituer un capital immoblier et d’obtenir des revenus locatifs tout en bénéficiant d’une réduction d’impôts étalée sur plusieurs années. Vous avez le beurre et l’argent du beurre. Avec la loi Scellier par exemple, vous récupérez 25% de votre investissement sur 9 ans, à condition de respecter certaines conditions de location durant cette période.

Pour investir directement dans l’immobilier locatif, plusieurs mois sont nécessaires. Il s’agit du temps requis pour trouver le bien qui réunisse tous vos critères (le bon programme), pour monter votre dossier, attendre que le bien soit construit et que votre locataire emménage. Vous devez vous y prendre en début d’année pour une réduction d’impôts l’année suivante. Il est trop tard pour réduire vos impôts en 2011 par ce biais. Pour 2012 vous êtes dans les temps . Vous pouvez lire l’article « Les 5 pièges à éviter avec votre investissement en loi Scellier » pour apprendre quels pièges éviter avec ce type d’investissement.

2. Les Sofica

Avec les Sofica, vous investissez dans une société de production du cinéma. Or il vous sera très difficile de prédire si la société dans laquelle vous placez votre argent va sortir le succès de l’année. Comme ces investissements en sont pas garantis en capital, ils sont très risqués. Vous disposez de peu d’éléments pour réduire vos risques, à moins d’être du métier peut-être. Ce n’est pas mon cas, donc j’évite les Sofica : trop de risques de perdre de l’argent.

3. Les FIP et FCPI

Les quelques années de recul existant sur les FIP et FCPI vous indiquent qu’il s’agit là aussi d’un produit risqué. Vous pouvez quasiment perdre tout votre capital si vous choisissez le mauvais produit. Le conseil traditionnel est de ne pas y consacrer plus de 5% de votre patrimoine. Pour y investir ne serait-ce que 10 000 euros, vous devez donc disposer d’un patrimoine financier de 200 000 euros. Ce produit n’est pas pour tout le monde.

L’avantage est que les sociétés sérieuses et fiables sur ce type de produits, proposé depuis 1997, commencent à être connues. N’oubliez pas toutefois que les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les meilleures FCPI ont réalisé +50% sur cinq ans. Repérez celles qui rééditent de bonnes performances, comme OTC Asset management par exemple.

4. Le Perp

Le Perp est un produit relativement récent destiné à vous aider à préparer votre retraite. Il vous permet de déduire jusque 10% de vos revenus annuels de vos revenus imposables. Cette déduction sur vos revenus imposables ne peut dépasser toutefois 8 fois le plafond annuel de la Sécurité Sociale. Si vous placez 10 000 euros sur votre Perp, ils seront entièrement retirés de vos revenus imposables.

Le problème principal du PERP est que vous ne pourrez le liquider qu’au moment de votre retraite et principalement sous forme de rente viagère. Plus vous êtes proches de la retraite, plus ce produit est intéressant. Je suis trop jeune pour avoir calculé dans combien d’années exactement j’aurais le droit à ma retraite. Le PERP n’est donc pas intéressant pour moi. En attendant, j’investis de manière à ne pas avoir à trop me soucier de ma retraite voire à pouvoir partir à la retraite quand je le déciderai, sans dépendre des changements de décisions d’autres personnes. Mais selon votre âge, le Perp peut être une solution à étudier.

5. Les SCPI Scellier

Le premier point vous a appris qu’il est trop tard aujourd’hui pour investir directement dans l’immobilier locatif de type loi Scellier et réduire vos impôts sur 2011. Mais vous pouvez y investir indirectement par le biais de la pierre papier. Vous achetez des parts d’une société qui investit dans plusieurs immeubles construits conformément à la loi Scellier. Vous déléguez toute la gestion à une société spécialisée. Vous bénéficiez de la réduction d’impôts de 25% de vos investissements pendant 9 ans sans délai, dès 2011.

Ce type d’investissement dans la pierre papier vient souvent en complément d’un investissement en direct. Vous pouvez investir jusque 300 000 euros dans le cadre de la loi Scellier. Si vous avez acheté un bien immobilier Scellier de 250 000 euros, vous pouvez complèter cet investissement avec 50 000 euros de SCPI Scellier de manière à atteindre le plafond.

Evidemment parmi les SCPI Scellier, vous devez distinguer les bonnes des mauvaises. Lesquelles ont investi dans des biens immobliers qui pourront facilement être loués puis revendus à l’échéance ? Lesquelles sauront gérer correctement pendant des années ces biens ? Les bonnes SCPI Scellier partent en premier. Pour réduire vos risques sur ce produit, l’idéal serait de mixer au moins deux SCPI Scellier différentes.

Les calculs montrent que si la SCPI Scellier est bien gérée, vous devriez récupérer la moitié de votre investissement sur la durée de la SCPI. Au moment de la revente des immeubles, quand vous allez récupérer votre capital, il faut donc que le marché immobilier n’ait pas baissé de plus de 50%. Le risque est faible. Parmi les bonnes SCPI Scellier toujours disponibles aujourd’hui le nom du Crédit Mutuel avec UFG revient souvent par exemple.

Comment baisser vos impôts en 2011 ?

Ces différents exemples de réductions d’impôts vous montrent que l’Etat essaie de vous encourager à prendre des risques pour que le pays puisse se développer économiquement. Mais attention à ne pas vous laisser aveugler par la carotte fiscale aujourd’hui, qui cache souvent des pertes de votre capital que vous aurez à assumer plus tard.

Votre premier critère de choix doit, comme toujours, être celui de la pertinence de l’investissement qui vous est proposé. La réduction d’impôts est la cerise sur le gâteau qui fait que cet investissement sera plus rentable et moins risqué.

Comment est-ce-que je procède concrètement ? Je sais combien je gagne avec mes placements en moyenne et quel est mon objectif réaliste de gains sur le moyen terme. Si je pense gagner bien plus au global avec mes investissements qu’avec une réduction d’impôts, je ne prends pas la réduction d’impôts pour le seul plaisir de baisser mes impôts. Au final je serai moins riche que si j’avais payé mes impôts ! Comparer la rentabilité espérée de l’investissement, réduction d’impôts incluse, avec vos autres investissements. Si c’est bien plus faible, inutile de réduire vos impôts.

Connaissiez-vous toutes ces réductions d’impôts ? Lesquelles utilisez-vous et recommanderiez-vous aux lecteurs de PlusRiche.fr ? Lesquelles comptez-vous mettre en place vant la fin de l’année suite à la lecture de cet article ?

Crédit photo : Cassiefoeboe

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- Les 5 pièges à éviter avec votre investissement en loi Scellier
- Devez-vous investir dans les SCPI Loi Scellier ?
- FIP et FCPI : réduisez vos impôts facilement

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10 Commentaires

  • Bonjour et félicitions pour votre site, apprécié à juste titre

    Je confirme pour les FCPI/FIP, rares sont ceux qui ont ne serait-ce qu’une performance positive.

    Je confirme aussi pour l’UFG, qui fait partie de mes partenaires. C’est une maison sérieuse, et le n°1 des SCPI. Le rendement de leurs SCPI n’est pas le plus élevé du fait d’une gestion prudente, et du choix d’immeubles bien situés.

    Quant au Perp, c’est rentable si vous êtes dans une tranche d’impôt élevée, mais surtout si vous êtes en excellente santé, car pour rentabiliser il faudra vivre bien plus longtemps que la moyenne des français. En plus à force de reculer l’age de la retraite,on peut se demander quand est-ce que les souscripteurs toucheront leur rente, s’ils sont encore vivants à ce moment là. Personnellement je le déconseille sauf si vous êtes proches de la retraite, 30 ou 40% de tranche d’imposition et en très très bonne santé.

    Jean-Luc

    • Merci Jean-Luc pour votre commentaire et ces précisions intéressantes.

  • Merci pour ce récapitulatif complet et ces précieux conseils.

  • Je suis très très réservé sur tous ces dispositifs. Quelle est la rentabilité effective de ce genre de produit, fiscalité comprise. Franchement :
    - scellier (direct ou malraux): des frais, des bien surcôtés pour bénéficier à fond de la carotte fiscale, une offre abondante, un loyer modique et surtout quelle valeur quand tout le monde vendra en même temps ses investissements dans 9 ans ou 15 ans???
    - Sofica, ça ressemble plus à la loterie qu’à un investissement
    - FIP et FCPI, no comment! Si ce n’est qu’un bon placement serait d’investir dans les sociétés qui les vendent, au regard des frais.
    - Pour le PERP, c’est peut être celui que je dénigrerai moins, à condition d’être à 5 ans de la retraite.

    Je suis un peu sec mais quand on n’aime pas, on n’aime pas!

    • Merci Etienne pour ce commentaire. Mon bilan est similaire et je préfère ne pas réduire mes impôts, ce qui n’empêche pas de faire les calculs à chaque nouveau dispositif qui sort. ;-)

  • Si les dispositifs sont intéressants fiscalement, c’est que ça arrange l’état. Pour les investisseurs avisés tels que nous, ce genre de placement n’est pas intéressant.

    En fait, cela permet à l’état de récupérer une sorte d’impôt supplémentaire tout en faisant croire que c’est bon pour toi mais il y trouve toujours son compte.

  • Attention, la loi Scellier va subir des modifications en 2011 et les réductions d’impôts vont être beaucoup moins avantageuses que cette année (sauf pour du Scellier en BBC)

    • Effectivement, la réduction d’impôts en loi Scellier passe à 15% en 2011 au lieu de 25% jusque fin 2010. C’est pourquoi la question peut se poser aujourd’hui. En investissant dans du Scellier Social, vous pourrez déduire 12% de plus (sur 6 années supplémentaires) soit 27% en tout.

  • Personnellement, j’applique une stratégie basique: celle des travaux défiscalisables sur mes investissements locatifs. Pour défiscaliser, je pense que c’est une des meilleures voies à suivre…

    • Merci Jérôme pour ce commentaire. Effectivement c’est une stratégie bonne à rappeler. Dans mon article je me suis limité aux investissements accessibles à tous d’ici fin 2010, sans perte de capital. De mon point de vue des travaux sont une dépense aidée par l’Etat, même si on peut discuter du fait qu’éventuellement cette dépense puisse être récupérée (ou pas) au moment de la revente du bien.

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