nov
4
2009

4 étapes simples pour faire face à vos dettes si vos revenus diminuent


C’est la crise et l’activité économique décroit. De nombreuses personnes perdent leur emploi ou voient leurs revenus fondre comme neige au soleil. Comment faire face si vous avez des dettes à rembourser ? Une lectrice de plus m’a posé cette question aujourd’hui par mail. Je pense que plusieurs lecteurs seraient intéressés par ma réponse d’où cet article qui peut donner lieu à une discussion, avec d’autres avis. Je ne suis pas dans cette situation aujourd’hui mais je sais aussi qu’une personne extérieure peut plus facilement prendre du recul par rapport à une telle situation. Et si ces difficultés financières représentaient justement la bonne occasion pour devenir plus riche ?

1. L’aspect psychologique

Je sais, c’est de cash dont vous avez besoin. Mais en y réfléchissant cinq minutes, vous comprendrez que la manière dont vous prenez et voyez les choses change tout. Je connais des personnes qui trouvent normal d’être à découvert tous les mois. Personnellement, si je n’ai pas mon fonds de précaution prêt en cas de besoin, cela redevient ma priorité numéro un. Comme si j’étais en danger financièrement. Il y a quelques années je terminais, comme beaucoup, le mois avec mon compte en banque proche de zéro. Votre façon de voir les choses modifie vos priorités et donc vos résultats financiers.

Quels résultats obtiendrez-vous si vous pensez que vous allez au devant de moments difficiles financièrement, qu’il va falloir vous serrer la ceinture, que vous n’y pouvez rien ? Comment vous sentirez-vous ? Ne vaut-il pas mieux vous dire que ce n’est pas possible, que trop c’est trop, que vous ne voulez plus jamais vous retrouver dans une telle situation financière ? Que vous ne voulez plus jamais craindre de ne pas avoir assez demain pour votre famille ? La révolte peut être une excellente motivation pour changer votre comportement vis-à-vis de l’argent et mettre en place, enfin, les actions qui vous permettront d’atteindre vos objectifs financiers.

Si vous abordez cette situation avec le meilleur mental possible, vous saurez par exemple en parler sereinement autour de vous et recevoir l’aide adéquate de la part de votre entourage, au lieu d’en avoir honte, de le garder pour vous et de vous débrouiller tout seul. Le mental est primordial quand il s’agit de devenir riche, que vous partiez d’une situation d’endettement ou non n’y change rien. Si vous avez le moral dans les chaussettes, vous n’aurez pas la motivation pour réaliser les actions ci-dessous, nécessaires pour vous en sortir.

2. Le minimum vital

Après avoir trouvé la motivation nécessaire aux changements financiers, la première chose à faire est de savoir de combien vous avez besoin au minimum chaque mois pour payer toutes vos échéances. Quel est votre minimum indispensable chaque mois ? Le calcul est rapide et très révélateur : additionnez vos remboursements de crédit, votre loyer, vos impôts, vos abonnements, … et mensualisez vos échéances annuelles (assurance auto, impôts locaux, par exemple). Parcourez vos relevés bancaires pour ne rien oublier d’important. Ajoutez le minimum qu’il vous semble indispensable de dépenser en nourriture chaque mois. La différence entre ce que vous dépensez chaque mois et ce minimum vital vous montrera où passe vraiment votre argent, question à laquelle vous n’aviez pas de réponse.

Face à ces dépenses minimales, faîtes le compte de vos futures rentrées d’argent. Est-ce-que l’argent qui rentrera dans les mois à venir, cela peut être vos allocations chômage ou l’unique salaire de votre conjoint par exemple, suffira à couvrir le minimum ? Il est possible que dès cette étape, si vous la réalisez pour la première fois, vous découvriez que finalement votre baisse de revenus vous permettra malgré tout de subvenir à vos besoins de base. Attention toutefois à ne pas être trop optimiste sur le sujet. Etes-vous sûr et certain de ces rentrées d’argent ou simplement les espérez-vous ? Prévoyez le cas le pire et faîtes d’abord vos calculs avec vos rentrées d’argent certaines. Il vaut mieux prévoir le pire plutôt que de constater que tous vos calculs n’ont servi à rien.

3. Un meilleur travail de votre défense

Dans tous les cas, mais encore plus si vous constatez que vous ne pourrez subvenir aux dépenses minimales calculées, la première solution à envisager est de réduire vos dépenses. Il est plus rapide de diminuer vos dépenses que de trouver de l’argent. Défendez l’argent que vous avez durement gagné contre ces petites envies qui mises bout à bout font qu’il ne vous reste plus rien. Reprenez votre liste de dépenses indispensables et regardez quels abonnements vous pouvez résilier ou réduire. Envisagez de changer de logement pour payer un loyer moins élevé. Imaginez quels frais vous pourriez réduire sur des activités qui vous semblaient nécessaires mais qui ne sont plus en phase avec vos nouveaux objectifs financiers. Passez au crible les chiffres de toutes vos dépenses pour voir dans quelle mesure chacune peut être réduite au minimum (c’est à dire pas de dépense du tout).

4. L’amélioration de votre attaque

La seconde étape est d’augmenter vos rentrées d’argent et donc vos revenus. Une bonne attaque doit vous permettre de marquer des points, c’est-à-dire de gagner plus. L’objectif est d’arriver à couvrir vos dépenses minimales, que vous venez de calculer au plus juste, voire même de vous permettre de dépenser plus que ce minimum. Dans ce cas, je vous conseille avec l’argent que vous avez en plus, de commencer à vous construire un fonds de précaution (ou de le renflouer). Il vous sera très utile si jamais un problème financier supplémentaire arrivait. De mon point de vue, il vaut mieux placer votre argent dans votre fonds de précaution (représentant de 3 à 6 mois de dépenses) que de tenter de rembourser vos dettes au plus vite. Après vous pourrez commencer à rembourser vos dettes, en remboursant d’abord la plus petite, car c’est bon pour le moral d’avoir des dettes en moins. Mathématiquement il vaudrait mieux rembourser d’abord celle qui a le taux d’intérêts le plus élevé, mais comme expliqué en début d’article, c’est le mental qu’il vous faut travailler.

Trouvez des sources de revenus supplémentaires. Vendez tout ce qui ne vous est pas indispensable, votre voiture par exemple, pour en acheter une moins chère, vos vêtements, vos meubles qui trainent dans le grenier. En pratique, tout ce qui ne vous a pas servi depuis un an peut être vendu. Proposez de donner des cours ou de rendre service dans votre domaine de compétence. Trouvez de petits boulots en complément temporaire de votre activité principale. Un précédent article vous listait 13 vrais moyens de gagner plus d’argent. Vous devriez y trouver des idées.

Si vous suivez correctement ces quatre étapes, vous passerez de la peur au ventre à une maîtrise de votre budget grâce au développement d’habitudes saines vis-à-vis de l’argent. Ces quatre étapes ne sauraient suffire, ni pour des cas plus complexes, ni sur la durée, mais constituent de bonnes bases pour démarrer sur de bons rails dans la bonne direction. Une stratégie à suivre quand les mauvaises nouvelles affluent. Pour que l’amélioration persiste et vous permette de devenir plus riche, vous devrez entre autres instaurer un suivi régulier de votre budget.

Avez-vous déjà vécu une situation d’endettement avec diminution de salaire ? Comment y avez-vous fait face et quels conseils donneriez-vous ? Quels sont les points qui vous paraissent essentiels ? Si vous ne l’avez jamais vécu, essayez de l’imaginer pour savoir quelles actions vous envisageriez à priori. Quelles autres étapes importantes ajouteriez-vous ?

Crédit photo : Jen_Maloney_Photo

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6 Commentaires

  • Merci pour cet article, je me suis déjà retrouvé dans cette situation et je remonte la pente. En effet, le facteur psychologique est important, je gardais un optimisme malgré les événements. Aujourd'hui j'en suis à la 4e étape et c'est avec satisfaction qu'on voit sa situation évolué donc on entre dans un cercle vertueux.

  • Merci Nec pour ce retour d'expérience.Le facteur psychologique est primordial concernant l'argent, c'est pourquoi j'insiste toujours autant sur la définition de vos objectifs financiers (et donc des motivations qui se cachent derrière et permettent de continuer les actions nécessaires sur la durée).

  • C'est bien gentil de nous expliquer comment devenir riche, mais quand les revenu ne couvre pas les depenses malgres le fait qu'on ait deja listé toutes nos depenses et qu'on les a deja reduit au minimum, Que l'on travail a plein temps et qu'on rembourse bcp de dettes, faut bien expliquer que dans certains cas a part le loto, certaine personnes mettrons des dizaines d'annees pour voir la couleur du plus sur leur compte en banque!

  • Merci pour votre commentaire. Mon article visait plutôt à conseiller les lecteurs avant (pour ne pas) qu'ils se retrouvent dans une situation aussi extrême (surendettement).

  • Bonjour !
    j »ai connu cette situation . Pour m’en sortir j’ai comprimé mes dépenses au maximum ! j’ai vendu la bagnole et n’en ai plus. ( c’est vrai aussi que j’ai la chance de pouvoir m’en passer ! )
    Moins d’eau pour la douche ou la baignoire
    moins de chauffage l’ hiver (sans mourir de froid souvent il suffit de mettre un pull ) et l’allumer plus tard et le fermer plus tôt. Je n’ai pas eu froid finalement malgré 18 degrés car j’ai mis des bandes calfeutrantes aux fenêtres.
    j’ai fait trés attention à l’electricité et ai pris le tel illimité sans abonnement
    plus de portable ( après tout j’ai un fixe , on peut m’appeler quand même , comment on faisait en 1985? rares sont les coups de fils vraiment urgents, et puis j’ai un répondeur .
    j’ai supprimé mes abonnements ( ça fait mal au coeur mais se plaindre ne sert à rien, personne n’aura pitié de vous ! et j’ai ma fierté!
    J’ai établi un budget très serré avec remboursement des dettes et paiement du loyer et des factures prioritaires. S’il reste peu aprés eh bien tant pis ! on fait avec !
    je suis allé moins souvent chez le coiffeur
    j’ai vendu ce que je n’avais plus ou peu besoin à des brocantes
    j’ai monnayé quelques services.
    Et je n’ai acheté que le nécessaire en alimentation et au moins cher! ( directement au fermier du coin etc…pas d’intermédiaires qui prennent des marges )
    et surtout je suis resté optimiste , je n(ai jamais baissé les bras. : je me suis toujours dit qu’un jour qui passe , c’est un jour de dettes en moins à rembourser et aussi que c’est un jour de moins pour pour sortir du tunnel !
    Et finalement je me rends compte que je n’en suis pas mort, que ça été quand même !
    maintenant que ça va mieux ,du coup je continue quand même ! terminé le superflu ! je n’engraisserai plus les multinationales ! et j’ai pu ouvrir 2 assurances vie ( même s’il n’y a pas des millions dessus ) et un livret A sur lequel je fais virer 50 euros tous les mois par prélèvement .C’est pas énorme , soit, mais c’est mieux que zéro ! beaucoup de gens gagnent beaucoup plus que moi et n’ont pourtant aucune épargne ! qu’ils prient le ciel qu’il n’arrive rien !
    Amicalement
    Jacques

  • Faire face aux dettes se pose de plus en plus dans cette période de crise.

    Ancien banquier, animateur de l’association arcrachatcredits.org nous avons de nombreux témoignages de personnes qui se sont laissés déborder par la crise et aussi par:
    *les envies (voiture, loisirs, écran géant)
    *les accidents de la vie (chomage, divorce)

    Deux cas se présentent parfois les deux ensembles avec soit:
    – il y a trop de dépenses,
    – soit il y a une baisse importante de revenus.

    Les solutions ne sont pas les mêmes mais le pilier central, comme souligné dans cet article, c’est « L’aspect psychologique ».

    Facile a dire, pas toujours facile a faire, mais c’est la première clef des solutions.

    Des personnes au téléphone sont parfois prêtes aux plus graves solutions et en leur faisant voir que le problème restera pour ses proches, suffit, après analyses financières, a leurs faire reprendre le dessus.

    Les solutions évoquées dans cet article sont justes et l’on peut ajouter dans le chapitre « Le minimum vital » le réajustement des mensualités des crédits.
    cela s’appelle rachat de crédits et la diminution peut être importante.

    Pourquoi:
    –lorsque de nombreux prêts sont en révolving ils coûtent de 15% a 21,15% avec en sus le coût de l’assurance pouvant porter le TEG au delà de 28%

    –Lorsque les durées des crédits sont courts l’allongement de la durée permet de lisser les dettes, les découverts, évitant ainsi les frais de rejets, de pré décision etc..

    –Lorsque gagner plus n’est pas possible, la notion de surendettement est différente suivant les personnes et le montant des revenus (endetté a 60% sur 1500 euros ou 3000 euros) n’a pas le même impact.
    –Lorsque les dettes concernent des biens durables et détermine la composition des dettes (immobilières, consommation) et leurs durées.

    –Lorsque le comportement bancaire (comme la réserve de trésorerie ou son manque peut coûter de 12% a 18%)

    –Lorsqu’il faut savoir si l’on doit avoir recours au rachat de crédits ou regroupement de dettes ou commission de surendettement BDF.
    Pour savoir choisir http://www.arcrachatcredits.org/articles.php?article=413

    Donc les solutions existent sur ce plan moral, financier, mais il faut aussi essayer d’anticiper les modifications de situations car le rachat de crédits ne tiendra pas comme des revenus du chômage, ni des dossiers FICP ou FCC.
    bon courage a tous

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